Je me souviens...._____Quand j'avais 14 ans, et que mon frère n'en avait que 9, papa m'emmena dans un magasin de musique, m'achetait un piano. J'étais toute contente, mais mon frère n'était pas aussi excité que moi. C'était en 1951. J'ai longtemps joué. Mon frère était jaloux, que moi je puisse jouer du piano, alors que lui devait se contenter de la trompette à papa. Pendant longtemps, j'ai essayé de lui apprendre, mais il était tellement rancunier qu'il ne voulait pas. C'était une vraie de mule à l'époque. Le pire, c'était que, pendant qu'il était à l'école, et que moi j'étais avec mes amies, je m'étais offert une guitare, pas très chère, pas très belle, et elle ne faisait pas un son super, mais c'était tout de même une guitare, elle me contentait largement. C'était ma guitare. J'appris seule, juste avec un bouquin. Si mon frère l'aurait appris, il m'aurait tuer. J'en étais certaine, il n'allait pas laisser passer ça. Quand mon frère eu 13 ans, et moi 17, maman appris qu'elle avait un cancer, la nouvelle nous avait littéralement déchiré. Il avait beau avoir 13 ans, il avait encore besoin de sa mère, et moi aussi. Je n'ai plus jamais touchée à quelques instruments que se soit, jusqu'au décès de maman. Je ne pouvais plus. Me sentir avoir du plaisir, pendant que maman souffrait le martyre. Se battre contre cette saloperie de maladie qu'est le cancer. Elle étais forte, mais ça n'allait plus. Mon frère avait 14 ans, il allait au collège, je l'y avais ramené le matin. Vers 11 heures, en pleine matinée, je débarquée en trombe dans la salle de cour de mon frère. Il se leva et fendit en larme : il compris tout de suite ce qu'il se passait. Personne dans la classe, a part lui et moi savions ce qu'il y avait. Il n'avait jamais osé dire à ses amis que sa mère était mourante, seule la professeur étais au courant, mais sur le coup, elle n'y pensa même pas, quand elle me vit débarquer dans sa salle de classe. Je le prit avec moi, il ne dit rien, il pleurait, à chaudes larmes, il n'arrêtait plus. Sur le chemin, il lâcha un cri à tout rompre. Moi aussi, les larmes perlaient sur mon visage, de chaudes larmes de tristesse et de désespoir. Maman était décédé dans la matinée, à l'hôpital. Nous allions justement a l'hôpital, lui faire un dernier au revoir, la serrer dans nos bras, pendant que nous avions encore le temps. Nous pleurions tout les deux quand nous entrâmes dans le hall des urgences. Les infirmières comprirent que nous venions voir la dépouille de la femme décédé ce matin même. Quand nous entrions dans la chambre, où elle avait laisser la vie, quelques heure au paravent. Mon frère se jeta sur elle. Il resta accroché à elle, ne l'a quittait plus. Il voulait rester pour l'éternité avec sa maman, sa douce maman. Notre maman. J'avais le coeur déchiré, de devoir la laisser au personnel hospitalier. La quitter. Ce fut dur pour mon frère de devoir la lâcher. Nous rentions seuls, vers la maison. J'avais appelé papa à l'instant où les médecins l'on déclaré décédé, il raccrocha tout de suite, de là, je courue jusqu'au collège. Nous étions tout proche de la maison, mon frère pleurait encore et encore, je devais le porter, ce bout de chou. Aucunes lumières n'étaient allumées, rien. Je trouvais ça très étrange, mais j'étais submergée par la tristesse que je ne posais aucunes questions. Nous entrâmes, mon frère courut au lit sans manger. Je n'avais moi même pas vraiment l'envie de manger. J'étais désespérée. Je restais debout, longtemps, à veiller sur mon frère. Papa ne rentrait pas, cela m'inquiétait. Entre deux crises de larmes, je me repris, et décrocha le téléphone, composa le numéro du travail de papa, il s'était surement plonger dedans pour oublier la tristesse, ne se rendit compte du temps qui passait, et n'avait dû remarquer que le service de nuit avait prit le relais. Personne ne décrocha. Bizarre.
Cela devait faire 3 jours que maman nous avait quitté. Mon frère sortait rarement de sa chambre, et j'avais téléphoné a son école pour l'excuser. Je passais mon temps à me morfondre. Je ne mangeais rien, mon frère non plus. Pourtant il fallait avaler quelques chose. Toute nourriture me dégoutait et me donner envie de vomir. Maman, tu me manques tant. Papa n'était toujours pas rentré. J'avais renoncé à toutes formes de recherches. Cela faisait un an que je n'avait touché a un clavier de piano, ne serait ce qu'a une seule touche. Je m'installa sur le banc. Il y avait encore la protection, pour le pas abimer les touches, lorsque l'on ne joue pas. Je la souleva. J'enfonça une touche, puis une autre, et encore une autre. Jusqu'à créer une mélodie. Mais une touche étais bloquée. Un papier était coincé. Je le prie, le lie. C'était papa qui l'avait écrit. Il disait qu'il n'avait plus la force de vivre ici, qu'il n'en pouvait plus, il préférait tout plaqué. Je me retrouvée seule, à 17 ans, dans une grande maison vide, avec mon frère à charge et sans plus un parents...
Avec possibilée que cela se transforme en Fiction.